Davout au ministre de la guerre, major-général
Vienne, 1er frimaire an XIV (22 novembre 1805)

Monsieur le Maréchal, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Excellence la lettre que je reçois à l'instant de M. le comte Pallfy. Cette contradiction ou mauvaise foi, enfin ce changement de sentiment vient, ou de l'archiduc Charles, qui fait sa retraite sur ce point, ou, ce qui est plus vraisemblable, cette réponse est le résultat des ordres directs de l'empereur François.
Quoi qu'il en soit, je redoublerai de surveillance sur la Hongrie, où rien ne bouge jusqu'à ce moment. J'y ai envoyé ce soir. Je dois vous faire connaître, Monsieur le Maréchal, que les désordres sur les derrières continuent ; les tableaux qu'en font ceux qui en arrvent portent le mal en comble.
Beaucoup de prisonniers russes et autrichiens échappés s'en mêlent.
Je crois de mon devoir d'appeler votre attention sur ces désordres. Les remèdes sont pressants ; il n'y a que des colonnes ayant à leur suite une justice prévôtale qui puissent y remédier.

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